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Le désir d’enfant – Part 2 (situations complexes)

Entre désir et besoin d’enfant, entre désir d’être enceinte et désir d’un enfant à naître, tout n’est pas si évident d’autant que l’inconscient s’y’ mêle !

Désir de grossesse ou désir d’enfant ?
Distinction à faire entre désir de grossesse et désir d’enfant :

  • Le désir de grossesse correspond chez la femme à l’aspiration inconsciente de fabriquer un autre « comme soi » (double « narcissique » habillé de projets réparateurs). C’est ce qui explique ce besoin immodéré « d’en faire toujours plus » ! L’enfant est alors créé davantage pour sa mère que pour lui-même.
  • Le désir d’enfant, à l’inverse, s’inscrit dans le projet de créer un individu différent et indépendant de soi, qui deviendra autonome, volera de ses propres ailes.

Entre les deux, la grossesse – le plus souvent épanouie- sera la passerelle, le voyage pour passer de l’un à l’autre afin d’accueillir un être singulier.

Les aléas du désir d’enfant

  • L’infertilité psychologique :

L’enfance peu épanouie peut bloquer le désir inconscient d’enfant. J’ai pu constater que l’infertilité de certaines de mes patientes est psychologique. Toutes les conditions physiologiques sont réunies pour qu’elles puissent être enceintes, et elles expriment très clairement un besoin d’enfant mais celui-ci n’arrive pas… ou bien plus tard à la suite d’évènements chargés émotionnellement (dont l’adoption).

  • Désir ambivalent :

Les hésitations perdurent à l’âge où il devient risqué d’enfanter : femmes ayant atteint l’âge de la presque 40 aine et sans compagnon dit fiable ou sans compagnon du tout.
Certaines se rassurent en mettant en avant divers arguments rationnels : « de toute façon je n’ai plus autant d’énergie qu’avant, c’est peut-être mieux ainsi … à mon âge… »

  • Après la ménopause :

Le désir d’enfant peut perdurer bien au-delà de la ménopause. Celle-ci est avant tout le deuil de la fertilité.

  • Bien au-delà :

Si l’on se penche sur ces grand-mères hyper investies auprès de leur fille ou belle-fille : de quel désir est-il question ? J

Le déni de grossesse
C’est la situation d’une femme enceinte qui ne se pense pas enceinte et donc ne se ressent pas enceinte. Le bébé va alors se conformer et se développer très discrètement au fin fond de son ventre, plaqué à la verticale contre sa colonne vertébrale.
Les émotions sont absentes, l’éventualité d’une grossesse n’existe pas, la femme ne se pose même pas la question (mécanisme même du Déni).
« Ni vu, ni connu », pourrait-on dire.

Alors, désir d’enfant inconscient ou non ? Chaque cas est singulier. Le dénominateur commun existe néanmoins : une souffrance psychique qui ne se dit pas, aux conséquences diverses et multiples.

Le déni de grossesse, plus fréquent qu’on ne le pense, pointe l’importance de la dimension affective de la grossesse, par ailleurs techniquement maitrisée.

En conclusion :
En cas de doute ou de difficulté de quelque nature qu’elle soit, ne pas hésiter à faire appel à des professionnels spécialisés car différentes formules d’accompagnement existent pour aider à élucider le désir d’enfant avant sa conception. C’est ce qui permettra de construire un Projet d’enfant tout en justesse.

Pour celles qui se retrouvent dans des situations complexes voire inextricables, l’écoute d’un psychologue dont l’absence de jugement et la neutralité bienveillante offrent un cadre sécurisant propice à toute évocation, peut être vraiment salutaire. Ne pas hésiter, ne pas différer…

Dans tous les cas prenez-soin de vous !

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