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Le désir d’enfant – Part 1

Les bonnes questions à se poser avant de concevoir un bébé :
De quel désir s’agit-il ? Quels sont les enjeux sous-jacents de ce désir ? Comment y voir plus clair ?

Donner la vie est considéré comme un élan naturel, un besoin fondamental de se reproduire pour l’homme et la femme qui relève de l’ordre du vivant mais il n’est cependant pas partagé par tous.
Le désir d’enfant n’est pas universel.

Accueillir un nouveau-né, c’est l’opportunité de renouveler la vie mais aussi de renaître : le saviez-vous ? Renaissance car :  espoirs de « faire du neuf » à partir de soi, une chance de « réparation » de ce qu’on n’a pas pu vivre soi-même.

Soif d’immortalité par la transmission, promesse d’éternité par la filiation…
Le désir d’enfant n’est pas identique chez l’homme et chez la femme

Faire ou ne pas faire un bébé ?
Petit rappel historique : l’enfant imposé ou subi a cédé le pas à l’enfant désiré, au rythme de l’évolution de la condition féminine et du bouleversement des modes de procréation ainsi que de la contraception

La procréation n’est pas qu’une affaire de volonté ou de désir : l’inconscient s’y mêle, entrainant obstacles, blocages pouvant aller jusqu’à l’infertilité (d’origine psychologique)

Ce qui conditionne le désir d’enfant :
La prise de position en « pour » ou « contre » du modèle parental :

  • Pour : « J’ai envie d’avoir un enfant, d’avoir un bébé à moi, de fabriquer un enfant », « J’ai eu des parents vraiment très chouettes… une maman en or, merveilleuse ! »
  • Contre : « Hors de question ! Jamais comme ma mère… surtout pas comme mon père ! », « Faire comme ma mère ? Ah ça, non ! »

La réticence, la peur de franchir le pas :

  • Les hommes qui fuient la confrontation avec leur propre père n’éprouvent généralement pas de désir…
  • Les femmes qui n’ont pas eu de vécu positif avec leur propre mère hésitent : « Je n’ai pas reçu l’amour que j’attendais, alors je ne sais pas comment on fait… ».
  • Peur de la reproduction de l’enfance que l‘on a eue, avec rejet :

« Avec l’enfance que j’ai eue, avec l’adolescence qu’on m’a volée, je ne veux pas reproduire ça, c’est non ! », « J’ai trop souffert, enfant pour prendre le risque de concevoir moi-même un enfant », « Je ne veux pas qu’il soit déprimé comme moi je l’ai été ».
Ceux qui ont été victimes de parents maltraitants ont peur de faire revivre ce qu’ils ont vécu. « Et si j’étais une mauvaise mère comme ma mère ? »

Selon vous, quand nait le désir d’enfant ?
A l’adolescence ? Non, dès la plus tendre enfance et même bien avant !!

  • Ce désir se construit lentement dès l’accueil du bébé à la naissance. Le lien d’amour affectueux, sensoriel et chanel tissé avec sa mère conditionne inconsciemment la petite fille à vouloir un jour, à son tour, devenir mère
  • « Jouer à la poupée » chez la petite fille pré-organise déjà et présage du futur désir de maternité : être maman « pour de vrai ».
  • « On joue au papa et la maman ? ». Ce jeu préfigure la construction du couple de demain.

Avoir un enfant : désir partagé ou solitaire ?
Des évolutions en cours qui obligent à revisiter les classiques :

  • Des femmes ou des hommes désirant avoir un enfant tout en vivant seul ou avec une personne de même sexe
  • Des femmes veulent faire seules un enfant (phobie du modèle conjugal hérité de l’enfance)
  • Le souhait d’enfant sans vivre en couple

Tout ceci engendre une réflexion nouvelle sur la parentalité :

  • La parentalité n’est pas un état fixe qui se limite à la conception biologique

C’est une trajectoire mouvante et transversale qui se modèle très tôt chez l’enfant   est conditionnée par les modes de vie familiale antérieurs.

  • Il y a nécessité de repenser la « négociation » des différences à l’intérieur de tout couple (hétérosexuel, homosexuel) pour bien clarifier les rôles respectifs et proposer de modèles de « père » et de « mère » identifiables pour l’enfant au cours de son développement.

En conclusion :

Le désir d’enfant ne va pas de soi. Il fait naître maints questionnements, fait resurgir les ombres du passé, oblige à se « revisiter ».
Une réflexion de fond s’impose dans tous les cas, qui permet d’anticiper le meilleur à vivre pour peu que chacun sache mettre au clair ce qui l’anime au plus profond de son Être.

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