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Désir de grossesse et détracteurs

Concevoir un enfant, c’est tout un chemin ! Et quand la décision est prise et que tout roule sexuellement dans le couple, des détracteurs de grossesse peuvent surgir (l’infertilité, la stérilité…). Et pour devenir mère, il est important de tenir compte de sa capacité à procréer, qui diminue au fil du temps. Si une femme de 25 ans a 25% de chance de tomber enceinte par cycle, ce taux n’est plus qu’à 7% autour de 40 ans, et les chances d’enfanter deviennent quasi nulle après 45 ans. Selon une étude, une femme sur cinq consulte chaque année pour des problèmes de fertilité, 140 000 femmes recourent à la procréation médicalement assistée (PMA) et 60 000 femmes effectuent une F.I.V (fécondation in vitro).

Corinne a 42 ans. Elle essaie depuis trois ans de procréer avec son conjoint. Sans succès. Après avoir consulté, le médecin prononce le verdict qu’elle ne voulait pas entendre. Infertilité. Puis, il la rassure, lui parle de FIV et autres procédures. Après le choc de la nouvelle, le couple décide de procéder à une fécondation in vitro. Les ovocytes de Corinne sont récoltés, puis mélangés aux spermatozoïdes de son conjoint avant l’implantation.

Quand elle vient me trouver, une première tentative a déjà échoué et, elle souhaite se préparer pour une seconde tentative. Après avoir travaillé sur la possibilité d’un échec et toutes les peurs qui y sont liées, je lui raconte l’histoire de cette variété particulière de bambou chinois.

« Si l’on sème une graine dans un terrain propice, il faut s’armer de patience… En effet, la première année, il ne se passe rien : aucune tige ne daigne sortir du sol, pas la moindre pousse. La deuxième année, non plus. La troisième ? Pas davantage. La quatrième alors?… Que nenni! Ce n’est qu’à la cinquième année que le bambou pointe enfin le bout de sa tige hors de terre. Mais il va alors pousser de douze mètres en une seule année : quel rattrapage spectaculaire ! La raison en est simple : pendant cinq ans, alors que rien ne se produit en surface, le bambou développe secrètement de prodigieuses racines dans le sol grâce auxquelles, le moment venu, il est en mesure de faire une entrée triomphante dans le monde visible, au grand jour. » (histoire extraite du livre de « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite » d’Olivier Clerc).

Certains changements demandent un long temps de préparation avant de se faire…

Exercice d’auto-hypnose pour préparer « l’accueil d’une graine »:

Installez-vous au calme, et fermez les yeux. Prenez le temps de ressentir le poids de votre corps, la manière dont vous êtes positionnée. Imaginez que vous ayez un scanner et passez en revue chaque partie de votre corps, des pieds à la tête, en les visualisant, en écoutant chaque son qui peut sortir de votre corps, en ressentant chaque partie. Puis, passez de l’extérieur à l’intérieur, en focalisant votre attention sur votre respiration. Inspirez, et sentez comment l’air entre par vos narines, descends jusqu’aux poumons. Expirez, et observez comment l’air est évacué, comment chaque partie du corps se relâche. Recommencez jusqu’à créer un état de relâchement. Puis, continuez votre exploration à l’intérieur et descendez jusque dans votre utérus. Alors, vous allez créer à cet endroit un lieu d’accueil pour cette graine que vous souhaitez planter. Cela peut tout aussi bien être un champs, qu’un nid ou tout autre métaphore qui vous conviendra. Quand vous avez trouvé la bonne métaphore pour vous, comme on prépare la chambre de bébé avant son arrivée, préparez-lui un lieu en imaginant les couleurs, les formes, les objets… qui feront de cet endroit un lieu idéal pour se développer en toute sécurité et confort.

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