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Apprendre à gérer la « peur des exams »

Le bac approchant (et même pour certains avant), une nouvelle peur fait son apparition; la fameuse peur des exams. Alors que pour certains, pas de souci, pour d’autres, les réactions peuvent être gênantes voire paralysantes (il y a ceux qui ont des problèmes digestifs, d’autres un stress qui entraine des suées, des pertes de mémoires, d’autres encore qui vomissent, d’autres qui ressentent une grande anxiété…). De ces expériences vont se créer des apprentissages, pas toujours utiles consciemment, même si, pour l’inconscient, qui ne fait rien au hasard, à un autre niveau, cette peur trouve son utilité.

Et la grossesse est un moment qui ramène à cette peur de l’exam, même si dans ce cadre, l’exam est d’ordre médical. D’abord, il y a le tour d’horizon des antécédents (cas de fausses couches, de problèmes obstétriques dans la famille…), puis l’examen de la future maman (prise de tension, pesée, auscultation gynécologique…), différentes analyses (de sang, urine, échographies…), examen dentaire… Bref, mieux vaut être à l’aise avec l’idée d’examen !

Mélanie, enceinte depuis quelques semaines, vient me voir pour ce qu’elle nomme « une phobie du tensiomètre ». Elle est embarrassée puisque son état fait qu’elle risque d’avoir plusieurs examens à faire et qu’elle ne veut pas se retrouver avec un suivi trop poussé à la suite des résultats affichés par le tensiomètre. Elle m’explique alors que, dès qu’elle se retrouve face à un médecin qui va lui prendre sa tension, celle-ci s’affole et affole par la même occasion le médecin qui croit avoir affaire à un problème. Pourtant, Mélanie connaissant son problème, elle tente à chaque fois d’expliquer au médecin que c’est la peur du tensiomètre qui influe sur sa tension. Souvent, le médecin doit s’y reprendre à 3 ou 4 fois avant d’avoir une tension dans les normes et de s’apaiser quant à l’état de sa patiente. Après un questionnement approfondi, il s’avère que cette peur n’est pas venue de nulle part, puisque sa mère l’avait aussi. Drôle de coïncidence… D’autant que cette peur n’est réapparue qu’au moment où elle a découvert qu’elle était enceinte. La mère de Mélanie vit loin géographiquement et les échanges sont rares. Le travail avec Mélanie va surtout consister au lien entre sa mère et la représentation qu’elle se fait du rôle de mère pour elle-même, tout en lui permettant de trouver d’autres possibilités de créer du lien avec sa mère plutôt qu’au travers d’une peur qui prend trop de place et n’est pas vraiment agréable pour Mélanie. Elle sera ravie, après quelques séances, de me raconter les différents moments où, chez le médecin, elle se sera sentit fière d’avoir une tension « normale » dès la première prise.

Exercice pour apprendre à gérer une peur :

Installez-vous confortablement dans un endroit calme. Assise ou allongée, fermez les yeux. Prenez un temps pour imaginer la scène d’examen que vous redoutez (prise de sang, de tension…). Puis, imaginez qu’une part de vous peut s’extraire et se positionner comme un spectateur de la scène, dans un coin en retrait de cette scène. Prenez le temps de ressentir comment c’est différent dans cette position. Une fois que vous avez fait cette première étape, imaginez maintenant que vous placez cette scène dans un écran de téléviseur et que vous la regardez de l’endroit où vous êtes assise ou allongé. Prenez un temps pour évaluer vos sensations et ressentis de cette troisième position.

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